Comment t’as commencé le rap ? 

Je me rappelle du premier morceau qui j’ai appris par cœur, c’était la Fièvre de NTM. Voilà, ça m’a marqué parce qu’avant cela, j’écoutais du rap, mais je m’en foutais un peu. J’en faisais pas en tout cas. Et puis très vite, la même année, j’ai monté un groupe avec un pote à moi, Mafia Suspecte. Je viens du même quartier que le groupe DUNE. J’ai rappé avec l’un de leur petit frère. C’est en trainant avec eux vers 98-99, grâce aux personnes que j’ai rencontrées à ce moment-là, que j’ai pu travailler ma technique, le flow, l’écriture, tout ça. C’est parti comme ça, après, j’ai enchaîné les petites scènes et voilà.

Un moment dans le rap ?

Il y en a plein. Mais un m’a particulièrement marqué. C’était lors d’un concert pour les commémorations du génocide arménien en 2000, place de la Bastille. Le lendemain, il devait y avoir une grande manifestation. Pendant le concert, je rappais avec un pote à moi, un renoi haïtien. Et lors d’un morceau, il a rappé en arménien à ma place : il m’a coupé et a posé mon couplet. On l’avait prévu, mais le public a pété un câble. C’était le feu. Et à la fin du concert, une personne âgée est venue me voir pour me dire en arménien, que ce que j’avais fait sur scène, avait bien rendu hommage à toutes les victimes de ce génocide. Je retiens donc ce moment parce qu’il a touché la jeunesse et les personnes âgées. C’était le but.

Doucement le Basses

J’ai découvert Doucement les Basses parce que Choko et Omaz de la Reziztance venaient de passer dans l’émission. J’ai regardé les différentes vidéos, celle de Hill, etc. J’ai kiffé.

Ton actu ?

Je viens de sortir quatre singles. Je travaille sur un album solo et sur celui de la Reziztance justement. 

Propos recueillis par Léo du Bronx

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